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À peine le mois de septembre terminé qu’octobre montre son visage. L’été est bel et bien enterré, les écharpes mettent au placard les T-shirts et les nez qui coulent, remplacent les teints bronzés. Les feuilles tombent, la rentrée n’est plus qu’un souvenir lointain et les jours déclinent.

Pourquoi parler du mois d’octobre ? Le seul intérêt de ce mois est de donner naissance à l’issue de 31 jours de gestation au mois de novembre.

En novembre, l’agonie de l’année est pleinement consommé, le froid est définitivement là et la morosité s’abat sur tout le monde. Ce mois compte deux jours fériés : la Toussaint où on fête les sains, suivi de la fête des morts où on fête les morts (c’est joyeux) et l’armistice pour la première guerre mondiale (encore un événement avec plein de mort).

Le mois de novembre est aussi celui du beaujolais nouveau et celui de movember où les hommes se laissent pousser la moustache pour lutter contre les maladies masculines. Cette année, le mois de novembre sera aussi le mois sans tabac en France et celui des élections présidentielles aux États-Unis. Il y aurait beaucoup de choses à dire sur tous ses sujets, mais à vrai dire si je vous parle du mois de novembre, c’est plutôt pour évoquer un autre événement capital dans l’année des écrivains : le nanowrimo. Depuis 1999, le mois de novembre est celui où quelques centaines de milliers de personnes se lancent pour défis d’écrire un texte de 50 000 mots.

Le but de tout ça ? À part écrire un texte de 50 000 mots, il n’y a pas vraiment de but. Par contre, l’intérêt est de pouvoir écrire au sein d’une communauté et de pouvoir profiter de l’émulation collective. À la fin du mois, on gagne un certificat et le sentiment du travail accomplit.

Certes, à l’issue de cette orgie littéraire les textes sont plutôt bruts, mais le but n’est pas de faire du beau, mais plutôt d’avoir une première base sur laquelle on peut travailler.

J’ai déjà participé à de multiples reprises à cette expérience. Je dois avouer que je n’ai pas toujours gagné. Une bonne idée ne permet pas toujours de pouvoir tenir un roman sur un mois. J’ai tout de même réussi à sortir un roman de zombie impatient et furieux durant mon premier nanowrimo en 2007. Quelques années plus tard j’ai même donné deux autres suites à ce premier essai.

J’ai entre-temps échoué durant d’autres mois de novembre, il y a deux raisons à cela : soit par manque de temps, soit parce que l’histoire n’allait pas où je le voulais.

Ces quelques échecs m’ont tout de même laissé des bouts de roman qui sont parfois plaisant à retravailler.

Et vous me direz, qu’est-ce qui est prévu pour la cuvée de 2016 ?

Pour le moment, j’ai surtout en tête le début et la fin. Le reste est encore assez flou. Les personnages sont aussi assez floue, mais j’ai à peu près un concept d’histoire en tête. Bon par contre je n’ai pas trop réfléchis à un synopsis ou à un titre donc pour le moment vous n’en saurez pas plus.