Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à l’autoédition, j’ai trainé sur tout un tas de sites qui donnaient des conseils pour se lancer. Ce qui revenait régulièrement, c’était de ne pas négliger les réseaux sociaux.

Il y a à peu près un an, j’ai créé une page Facebook. Cependant assez rapidement, j’ai remarqué les limites de ce bon vieux réseau. Je trouve que Facebook est un réseau extrêmement fermé quand on cherche à faire connaitre ce qu’on fait. Si on n’a pas la chance d’être partagé par des amis et les amis de ses amis, on peut crier dans le vent pendant longtemps sans avoir aucune visibilité. Justement, pour gagner quelques like, on nous propose de débourser quelques euros pour un boost qui servira à être vu par plus de personnes.

La magie de l’algorithme de Facebook fait que même en ayant des gens suivants votre page, on n’est jamais sûr qu’ils aient tous accès aux messages que vous postez.

L’autre « réseau social » qui peut aider à se faire connaitre est Twitter. J’avais ouvert un compte à l’époque où j’étais étudiant, mais je ne m’en suis jamais vraiment servi depuis. Je n’ai jamais adhéré au hachtag, à l’interface étrange et aux 140 caractères qui me paraissent toujours être un handicap pour développer des idées.

Mon erreur a été de considérer Twitter comme un réseau social. En fait, la structure s’apparente plus à un média social voire à un défouloir social. On ne va pas sur twitter pour liker les photos du petit dernier, mais plus pour faire du troll et commenter une actualité. Enfin, ceci reste une représentation que je me fais de cet espace.

Récemment, je suis tombé sur un article de Neil Jomunsi qui parlait d’un nouveau média social appelé Mastodon. Tout comme l’oiseau bleu on peut poster des messages suivre des gens ou être suivi. Ici les messages ne sont pas limités à 140 caractères, mais à 500, mais surtout l’algorithme est en open source. Il n’y a pas de centralisation de l’information. En fait, cela signifie que lorsque vous vous inscrivez sur Mastodon vous n’allez pas forcément sur le site principal, mais sur une instance décentralisée. Les différentes instances communiquent entre elles, on peut donc suivre une personne d’une instance différente à la sienne et avoir accès au joyeux bazar sur canal global (qui me rappelle un peu un MMO le jour de sa sortie).

Les histoires d’instance et de décentralisation ne sont pas forcément les plus faciles à comprendre pour un utilisateur lambda. Je me doute aussi que ça risque d’en refroidir plus d’un, mais les avantages et la philosophie compensent l’apparente complexité de la chose. On peut presque dire qu’en ce sens Mastodon est un réseau éthique.

J’ai personnellement choisi d’aller sur l’instance de la quadrature du Net, je suis au moins sûr qu’avec eux je ne risque pas d’être espionné à mon insu. Mastodon, c’est un peu la promesse que mes données personnelles ne seront pas utilisées pour être revendues à des gens qui me voient comme un potentiel client. Oui, j’ai oublié de le préciser, mais, il n’y a pas de pub sur Mastodon, d’après ce que j’ai pu remarquer les messages suivent un ordre chronologique et il ne semble pas y avoir de classement généré par l’algorithme faisant remonter certaines infos.

Est-ce que Mastodon m’aidera à toucher un plus large public ? Est-ce que cet outil ne va-t-il pas s’enfoncer dans les méandres du web à côté de myspace et de copain d’avant? On ne peut pas être vraiment sûr de rien. En tout cas, je vous mets le lien pour mon profil si vous souhaitez me suivre.